Le folklore

Voici une citation provenant de Achille Jeune, ethnologue, dans son recueil « Drôles d’us », paru en 1996 qui pourrait assez bien décrire une des particularités des mouscronnois :

(… dans cette) contrée située à la croisée des cultures, entre monde latin et germanique, où l’urbain (nous sommes au centre d’un triangle formé par Londres - Paris - Bruxelles) rencontre le rural (à deux pas de Tombroek, St Denijs et Bellegem), où les frontières n’existent que par leur nom et sont sans cesse franchies, il existe une ville, Mouscron, dont la population, pour se saluer – pendant une courte période à la fin de l’année – délaisse les formules conventionnelles comme « au revoir », « bonjour chez vous », … pour un étonnant « UN BON RESTE ». Il semblerait que le sens de cette expression se perde dans la nuit des temps (…). (Elle) procure au destinataire un sentiment de félicité et d’appartenance à un même groupe, dans certains cas elle peut engendrer l’euphorie, voire même l’hilarité (…)

Bien entendu ce n’est pas tout, le mouscronnois est quelqu’un d’extrêmement accueillant, toujours prêt à rendre service. Le mouscronnois aime également boire une coup de temps en temps comme en témoignent les nombreux cafés qui parsèment la ville.

Sur Louvain-La-Neuve, c’est pareil. Vous trouverez le mouscronnois partout puisque, bien qu’étant logé depuis maintenant 2 ans à la rue des blancs chevaux au numéro 24 mais n’aillant pas de salle pour organiser ses propres soirées, il ère partout, rencontrant des gens à droite et à gauche et buvant ou aphonant une chope (ou plusieurs) souvent plus rapidement que son ombre. Approchez-le, n’ayez pas peur vous ne serez pas déçus.

La Mouscronnoise sur Louvain-la-Neuve

La Mouscronnoise de Louvain fut fondée en 1906 par Clothaire Stock. Elle s’appelait alors la Flandre-Wallone, sa fonction d’alors peut se deviner par son nom. En effet, rappelons qu’à cette époque Mouscron appartenait encore à la Flandre occidentale. La population étant majoritairement francophone, leur but était donc tout logiquement d’être rattaché à la Wallonie. On y retrouve un groupe d’étudiants actifs dont les membres proviennent surtout du patro ou d’autres mouvements de jeunesse mouscronnois formant ainsi une continuité entre l’enseignement secondaire et l’université.

La Flandre-Wallone connaît des hauts et des bas. Elle disparaît momentanément pendant la guerre pour renaître en 1947. Elle monte des canulars d’envergure nationale et obtient même le titre de « Royal » qui sera reconfirmé lors de la recréation de la régionale et la redéfinition des statuts.

Leur but fut atteint dès 1963. Mouscron fait alors partie intégrante de la province du Hainaut. Le combat est gagné et cette année concorde avec la fin provisoire de la régionale.

Il faudra attendre 1975 pour voir une première refondation de la « Mouscronnoise » cette fois, par Benoît Kesteloot. Cependant, la régionale n’est alors qu’un groupe d’amis et le recrutement se fait difficilement. La mouscronnoise s’éteint à nouveau avec la fin des études de la bande.

C’est en 1984 que la mouscronnoise sera refondée pour de bon, par un groupe d’amis encore : Gregoire Michaux, Olivier Delbecq, Pierre Saintes, Jean Claux et Bouli. Dès lors, la régionale se développera avec le recrutement de moultes membres, mouscronnois ou non.

Plusieurs activités ont depuis pris place au sein de la Mouscronnoise pour devenir traditionnelles et ainsi être organisées chaque année.
Pensons notamment au championnat de Belgique d’Estafette, initié par François Boudlet dit Boud, Président 2002-2003. Le principe est le suivant :
dans la mesure du possible, une invitation est envoyée au maximum de campus belges (néerlandophones y compris) afin d’avoir une représentation nationale. Chaque équipe est composée de cinq personnes avec la présence de minimum une fille. Une fois ces conditions présentes, le concours peut commencer ; deux équipes s’affrontent, chaque personne possède un certain nombre de bières devant lui (le nombre dépend du tour où ils se trouvent), les filles gardent les mains sur les seins, les garçons gardent les mains sur la nuque jusqu’au moment où ils aphonent leur bière. L’aphond se fait à tour de rôle et le suivant ne peut commencer qu’à partir du moment où le précédant dépose son verre vidé sur la table. Chaque glette ou croute est sanctionnée par un demi aphond de pénitence pour le dernier.

Depuis l’année de Jonathan Brel dit Darco, Président en 2006-2007, nous organisons également le souper pierrot, plat traditionnellement de notre région et composé de purée de pomme de terre, de saucisse et de haricots sauce tomate. Ce repas que nous organisons depuis est ouvert à tout membre de régionale, de cercle ou encore d’ordre sur réservation préalable.

La Mouscronnoise participe également depuis plusieurs années à la traditionnelle fête des Hurlus, cortège organisé par la ville de Mouscron en l’honneur de l’emblème de notre cité. Le rôle de la Mouscronnoise y est de défiler, habillé en Hurlus pendant le cortège tout en fabriquant des petites tresses qui serviront à désigner le chef des Hurlus. A la fin de ce cortège, le chef est désigné (traditionnellement le président de la Mouscronnoise) afin de déloger le curé Adin de son clocher et d’aller combattre le chef des espagnols lors de joutes épiques et ce afin de récupérer les clés de la ville de Mouscron, afin d’assurer un an de bonheur à notre belle ville.

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